Notre histoire

 Notre oiseau emblème : le Troglodyte des marais

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Page d’histoire du COOHY

Le club existe depuis 1987 et a été incorporé en 1988 (L.R.Q. C-38, Partie III). Au début, nous étions quatre valeureux amateurs qui voulions doter notre région d’un club d’observateurs d’oiseaux alors que, jusque-là, il ne semblait exister que deux vieilles organisations semblables au Québec : le PQSPB (Province of Quebec society for the protection of birds) et le COQ (Club d’observateurs d’oiseaux de Québec). J’ai été membre de ces deux clubs à défaut de pouvoir rejoindre des gens de la région. Il faut dire que, dans le club anglophone, au demeurant très accueillant et d’une expertise redoutable, j’y rencontrais des personnes âgées, c’est-à-dire de mon âge actuel ! Quand Serge Tanguay, alors employé du CINLB (Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin), a contacté Paul de la Chevrotière, François Perras et moi-même, nous avons sauté sur l’occasion pour nous donner un club plus régional. Un historien des tendances sociales pourrait peut-être expliquer pourquoi partout au Québec, durant la même période, sont apparus des clubs dans toutes les régions.

D’après les souvenirs de Paul, ce serait Serge Tanguay qui aurait d’abord suggéré le nom Troglodyte des marais comme emblème aviaire. Nous ne voulions pas d’un oiseau plus spectaculaire que plusieurs autres clubs auraient pu choisir, ce qui aurait pu conduire à d’inévitables et fratricides batailles transformant nos paisibles pèlerinages annuels à la Baie-du-Febvre en champ de bataille, plutôt qu’à l’écoute des « chants de bataille » des oiseaux.  Le Troglodyte des marais représentait bien le milieu des marais du CINLB, berceau de notre club. On y voyait un oiseau discret, combatif et spectaculaire pour celui qui met l’effort de le découvrir. Paul, déjà familier avec les secrets de l’informatique, en avait créé le logo qui est demeuré le nôtre jusqu’à maintenant.

Nos ambitions en fondant le club étaient davantage de favoriser le partage d’observations et le plaisir de sortir dans notre région que la contribution à l’avancement des sciences ornithologiques. Contrairement à la psychologie, où n’importe qui peut se dire psychologue, je continue à croire que l’essentiel de ce que nous sommes et de ce que nous faisons dans notre club se définit par un loisir d’observation de la nature.

Mais tout de même, depuis ses origines, des membres contribuent à des activités qui relèvent de l’ornithologie comme telle. Je peux citer, de mémoire, la participation au remarquable Atlas des oiseaux nicheurs du Québec, au projet « Tournesol », au RON (où le club a pris la relève du club Natural), au recensement des oiseaux nicheurs du parc national de la Yamaska, à l’installation des nichoirs et au suivi des Merlebleus de l’Est, au décompte des Martinets ramoneurs et, évidemment, à l’enregistrement des feuillets d’observations quotidiennes. J’en oublie certainement.

Après 30 ans, que de chemin parcouru par un club de simples observateurs!   Longue vie au COOHY !

Richard Gagné, membre fondateur -2017

Crédit photo: Crécerelle d’Amérique, Jacques Pepin